Le concept du projet

 

Quelle est l’idée du projet ?

Tirant les leçons de la crise multidimensionnelle qu’a connu le Mali, la Friedrich Ebert Stiftung a initié le projet « Dialogues sécuritaires dans l’espace sahélo-saharien : Repenser la sécurité sous régionale » dans le but de promouvoir le dialogue national et sous régional sur les défis et enjeux sécuritaires transfrontaliers et les interdépendances entre l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest.

En effet, la majeure partie des pays de l’espace sahélo-saharien sont confrontés à des difficultés de différents ordres : politique, économique, social, environnemental, etc. se traduisant par la faiblesse matérielle de leur État et de la gouvernance, le difficile contrôle de l’espace national, la porosité des frontières et l’existence de plus en plus marquée de zones grises. A cela s’ajoute la fragilité des économies soumises, malgré des ressources naturelles importantes, à la faiblesse de l’industrialisation du fait de la presque inexistence d’investissements directs étrangers et aux difficiles conditions climatiques. Toutes ces difficultés expliquent la vulnérabilité du Sahara-Sahel due à la fois à des facteurs endogènes et exogènes. En outre, l’exacerbation, sur le plan intérieur, des identités culturelles menacent le sentiment national d’appartenance pouvant déboucher sur des conflits internes.

Ainsi, la récente crise malienne se présente comme l’illustration parfaite de ces faiblesses. Les récentes réflexions sur cette crise ont mis en évidence la faiblesse de l’État malien et surtout que cette crise devait être considérée comme une crise africaine et internationale.

Les défis et menaces relevant de la sécurité humaine auxquels sont exposés les pays de l’espace sahélo-saharien ne peuvent être résolus de manière unilatérale. Ils impliquent des réponses régionales voire internationales car autant les défis et menaces sont interdépendants, autant les réponses doivent l’être à travers une synergie des mécanismes nationaux, régionaux et internationaux.

Cependant, l’État étant le garant de la sécurité nationale, il importe que cette synergie d’actions en faveur de la stabilisation et la promotion du développement dans le Sahara-Sahel se construise autour de celui-ci.

 

Quels pays couvrent le projet ?

Le projet concerne l’Algérie, le Burkina Faso, la Libye, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad et la Tunisie.

 

Quelle est l’approche ?

Le projet est pluriannuel, il se déroulera de 2015 à 2019 et sera organisé de manière cyclique. Nous sommes actuellement dans le premier cycle du projet qui consiste en :

 

  • L’élaboration des études-pays afin de permettre un regard croisé entre les différents pays et identifier les défis et menaces sécuritaires majeurs communs ;

  • La validation de chaque étude à travers des ateliers nationaux de validation ;

  • L’organisation de l’atelier des experts, réunissant les auteurs des études ;

  • Une conférence sous régionale basée sur les résultats de l’atelier des experts ;

  • La conception du plan du deuxième cycle.